Les Œufs en plein air … suite

Malgré plusieurs demandes adressées à la Commission fin janvier 2017 (notamment de la part d’EuroCommerce, de le Copa Cogeca et les fédérations européennes des œufs et de la volaille) pour permettre des dérogations au statut « élevé en plein air » des œufs et d’autres produits issus de la volaille en raison de l’épizootie de grippe aviaire, celle-ci a indiqué le 8 février que cela n’était pas possible.  

En vertu de la réglementation de l’UE, si les poules dites élevées en liberté sont confinées pendant plus de 12 semaines, leurs œufs ne peuvent plus être étiquetés de « plein air », mais seulement comme des « œufs de poules élevées au sol ». Des changements de la législation pourraient intervenir plus tard selon le Commissaire à l’Agriculture Phil Hogan mais aucune exception ne peut d’après lui être faite à ce stade. La seule solution afin de couvrir les opérations d’abattage et de vide sanitaire serait que les différents États membres activent et cofinancent à hauteur de 50% des mesures de soutien du marché liées aux maladies animales prévues dans le cadre de l’OCM unique (règlement européen sur l’organisation commune de marché). À noter toutefois que ces mesures ne pourront pas couvrir les pertes de revenu liées au réétiquetage des produits.

Un mois après, le Royaume Uni a opté pour une solution introduisant la mention « eggs laid by hens temporarily housed in barns for their welfare » afin de tenter de limiter les pertes qui seraient, en quelques semaines à peine pour certains producteurs plein air, de plus de 15.000 euros notamment en Belgique où selon un article d’RTL du 7 mars 2017 « les œufs rétrogradés sont moins bien rémunérés: une perte de 250 euros par palette de 10.800 œufs ».

 

Sources : Euralia  14 mars 2017